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p.193-Dans notre pays, LE BURKINA FASO-Ch. Compaoré-B. Thiombiano

Chantal Compaoré, épouse du chef de l'État 
et Brigitte Thiombiano présidente de l'Association burkinabé des sages-femmes  

 
Chantal COMPAORÉ épouse du Chef de l'état DU BURKINA FASO
et Jeannette BESSONART, présidente de Sages-Femmes du Monde
Tout d'abord, Mme Compaoré présente son pays, le Burkina Faso, un des pays africains où sévissent le sous-développement et les difficultés pour les soins obstétricaux.« Dans mon pays, la couverture obstétricale est de l'ordre de trente pour cent, à l'instar des autres pays du tiers monde. La couverture sanitaire est loin d'être satisfaisante.
« Les causes de mortalité maternelle sont les suivantes: 
- la malnutrition des femmes enceintes;
- les grossesses précoces et trop rapprochées;
- les grossesses multiples;
- les avortements et leurs complications;
- l'anémie, et les complications lors des accouchements; 
- les infections, les toxémies gravidiques.

    Face à ce drame, le gouvernement, à travers son département de la Santé, a mis en place une stratégie de prise en charge du couple mère/enfant, qui s'est traduite par la ratification de la déclaration d'Alma Ata en 1978, la création d'une direction de la santé et de la famille chargée de la coordination et de la mise en oeuvre du programme national SMI/PF / nutrition, le rattachement en 1987 au programme national de santé maternelle et infantile pour la période 1988/1992. L'objectif de cette stratégie est une contribution au bien-être de la mère et de l'enfant, à l'horizon de l'an 2000.

    «Les domaines essentiellement visés sont les suivants: 
- la qualité des prestations;
- l'organisation des activités sur le terrain;
- la coordination des interventions;
- la sensibilisation du public et du personnel de santé. « De nos jours, aucun pays ne peut prétendre à un développement sans la participation de cette fraction de la population que constituent les femmes.

    « Je lance un appel de solidarité internationale aux gouvernements des pays développés afin qu'ils agissent concrètement, efficacement et promptement pour sauver des milliers de femmes qui meurent chaque année en voulant perpétuer l'humanité. Pour sauver les mères, les sagesfemmes doivent se faire entendre partout, dans toutes les instances, afin de faire prendre des décisions et d'initier des actions en faveur de la femme, de la mère, de l'enfant.
    « La solidarité entre professionnels de santé, entre sages-femmes du monde entier doit être beaucoup plus manifeste... L'équilibre de notre planète, la paix et le bonheur, sont dans les mains des femmes et des sages-femmes car c'est vous, c'est nous, qui faisons les hommes d'aujourd'hui, de demain, de toujours. Il appartient à toutes de conjuguer leurs efforts avec ceux des gouvernements, des organisations, des institutions et organismes pour que notre action soit encore plus effective dans tous les confins de province et de village. Pour le Burkina Faso, je puis affirmer que le gouvernement fera siennes les résolutions et actions qui sortiront des travaux des sages-femmes. »

    Après Mme Compaoré, Brigitte Thiombiano, sage-femme et présidente de l'association burkinabé des sages-femmes, lance un appel à la solidarité des sages-femmes du monde.

                      
                      Brigitte Thiombiano et Jeannette Bessonart, sages-femmes

    « Notre association veut vous parler des problèmes que vivent nos soeurs, nos mères et enfants et pour lesquelles nous nous battons afin de leur accorder de meilleurs traitements pour un mieux-être. Pour y arriver, une solidarité entre femmes, entre sages-femmes et entre professionnels de santé se révèle nécessaire. C'est la base de toutes tentatives d'action en direction de ce groupe vulnérable constitué de la mère et de son enfant.    .
« La solidarité entre tous ceux qui ont la chance de vivre et qui peuvent accorder quelque soutien à la cause des mères en couches en général et celles des pays en développement en particulier, est indispensable. Au Burkina Faso, seulement huit pour cent du budget national est destiné au département de la Santé, ce qui est nettement en dessous des normes fixés par l'OMS qui sont de l'ordre de dix pour cent. Les dépenses de l'État en matière de santé, par habitant et par an, sont de 25 francs CFA. soit 0,6 franc français. 

Les problèmes de santé auxquels la population, et plus particulièrement les femmes, se heurtent, sont tributaires de plusieurs facteurs qui rendent les soins inaccessibles:

- structures sanitaires insuffisantes et lointaines; 
- état défectueux des routes;
- non-disponibilité des médicaments d'urgence; 
- coût élevé des évacuations (carburant).

    «Ainsi, beaucoup de femmes meurent en couches avant que les parents n'aient pu rassembler la somme d'argent nécessaire à une évacuation. Nous lançons un SOS pour sauver les mères en couches au Burkina Faso. 

Les actions à mener sont simples et peuvent se situer à plusieurs niveaux:

- une solidarité agissante entre toutes les sages-femmes avec développement des projets de jumelages entre maternités, écoles, cliniques tenues par des sages femmes, pour un soutien mutuel et des échanges d'expériences;
- un appel aux organismes internationaux (OMS, UNICEF, Banque mondiale, FNUAP), afin qu'ils soutiennent les associations de sages-femmes pour la recherche et la mise en ceuvre de plans d'action orientés spécifiquement sur l'obstétrique;
- un respect des normes établies par l'OMS pour le nombre de sages-femmes par habitants (norme OMS: une sage-femme pour cinq mille habitants, norme du Burkina
Faso: une sage-femme pour vingt-sept mille habitants!);
- une attention particulière et constante accordée à la formation de base et continue du personnel sages-femmes, accoucheuses auxiliaires et accoucheuses de village pour établir une véritable chaîne de santé maternelle et infantile en périnatalité.
«Notre association burkinabé des sages-femmes participe à ces différentes actions. En effet, son objectif comprend les points suivants:
- implication dans les instances de prise de décision en santé périnatale;
- encadrement des praticiennes pour les motiver à améliorer leurs prestations par des primes, promotions, décorations ;
- augmentation du nombre de sages-femmes recrutées;
- collaboration étroite et franche pour l'encadrement du personnel sages-femmes (suivi, supervision, évaluation);
- soutien aux sages-femmes par des facilités administratives pour leurs activités de sensibilisation de la population;
- reconnaissance de la sage-femme à sa place et dans son rôle et sa responsabilité en poste dans les maternités au même titre qu'un infirmier dans son dispensaire. Pour l'instant, les sages-femmes dans les dispensaires sont trop souvent sous la responsabilité des infirmiers;
- création de centres d'accueil pour les évacuations des provinces vers les hôpitaux;
- mise à disposition de médicaments et équipements;
- mise à disposition pour tous les centres de soins de personnel d'encadrement sages-femmes.

Toutes ces actions essentielles ne pourront se concrétiser sans la solidarité et l'aide des associations soeurs de sages-femmes dans le monde et des âmes de bonne volonté. De toute façon, nous sommes tous engagés pour le bonheur du monde. Si quelque part, quelqu'un n'est pas heureux, c'est le monde qui ne l'est pas. Et si une partie du monde réussit, elle ne peut en ignorer l'autre qui a besoin dedéveloppement. 

à Ouagadougou - place de la mère et de l'enfant

2010 - Amnesty international 
mène une campagne contre la mort des mères en couches 
et interpelle le gouvernement du Burkina Faso
 


Article ajouté le 2008-01-06 , consulté 48 fois

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